RAPPORT ANNUEL 2020

Centre Fédéral d’Expertise 

des Soins de Santé 

[2020, une année entre parenthèses]

L’année 2020 restera marquée dans toutes les mémoires. Pour la communauté scientifique belge et internationale, elle gardera le goût aigre-doux d’un défi colossal mais aussi d’une volonté inédite de joindre tous les efforts, à tous les niveaux, pour le bien commun. Dans le paysage complexe de notre pays, chaque institution a (re)défini sa place en apportant sa pièce au gigantesque puzzle qui se déroulait devant nous.

Le KCE n’a pas vocation de travailler sous les feux des projecteurs de l’actualité. C’est un organe de réflexion et d’expertise qui travaille dans le temps long ; son rôle est de fournir au politique des éléments scientifiques éprouvés permettant d’asseoir ses décisions. Mais face au coronavirus, notre expertise a été sollicitée pour accompagner la réflexion stratégique en première ligne dans la gestion de la crise. Il a donc fallu trouver le moyen de combiner ces demandes urgentes avec notre travail de fond, plus essentiel que jamais en prévision du jour où notre système de santé pourra reprendre un cours normal. Notre programme de recherches s’en est trouvé bouleversé.

Une série d’études et d’essais cliniques prévus au programme ont été menés à bien comme prévu ; d’autres ont dû être postposés à 2021. En parallèle, un nouveau programme de recherches « COVID-19 » s’est dessiné au fil des demandes de nos autorités politiques et de nos collègues d’autres institutions. C’est ce résultat en mosaïque que vous présente aujourd’hui notre rapport annuel.

Avant de vous laisser à votre lecture, nous voudrions encore saluer le travail de toute l’équipe dans des conditions pas toujours évidentes. En effet, dès le 13 mars 2020, le KCE s’est plié à l’injonction officielle de télétravail. Un an plus tard, à l’heure d’écrire ces lignes, nous sommes encore tous confinés à domicile. Mais personne n’a jeté le gant. Nous avons trouvé de nouvelles manières d’être ensemble et de faire vivre notre institution de l’intérieur, en attendant de pouvoir revenir travailler au Boulevard du Jardin Botanique.